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Lisbonne

Vendredi 4 avril 2008
 Saudade des transports


Loin du métro-boulot-dodo, il est des villes où la douceur de vivre se goûte aussi à la fenêtre d’un tramway.

Il en va ainsi de la Capitale, dont le charme se dévoile au détour d’une ruelle, du haut d’un funiculaire, à bord d’un transjeto, le cœur pris entre les rives du Tage. Prenez le temps. A pied, sur rails, sur l’eau, il existe une infinité de parcours dans la ville aux sept collines.

 

Le « tram-train »
quotidien à Lisbonne :

 

Avec 118 gares, 4 lignes pour le métropolitain et 4 pour le train suburbain, le réseau ferroviaire urbain et suburbain de LISBONNE est particulièrement dense.

 Vous pourrez accéder à tous les quartiers de la ville en quelques minutes tout en profitant d’un cadre de voyage très agréable.

Décorées, entretenues et mises en valeur, les principales gares vous surprendront. Certaines sont de véritables manifestes d’art contemporain.

La Estação do Oriente (gare de l'Est),  Cais do Sodré et Santa Apolónia font partie de ces curiosités urbaines.

 Depuis la place Praça do Comércio, prenez la ligne 15 ou 18 en direction d’Algez en longeant le fleuve jusqu’à Parque das Nações.

Lisbonne tient aussi sa fière réputation de quatre lignes de tram et de l’exploitation d’anciennes rames pleines de charme, témoignage d'un ancien réseau beaucoup plus étendu.

 Attrait touristique de la capitale lusitanienne, le petit tram 28, véritable légende urbaine, serpente à travers les rues étroites  et si typiques de la capitale.

Sans doute la meilleure façon d’appréhender les lieux pour une première reconnaissance.

 

A travers les ruelles ensoleillées :

 

Lisbonne est une ville de recoins.

Certains sont si petits ou discrets qu’il vous faudra faire preuve de curiosité pour y accéder. A pied, laissez-vous prendre au jeu de l’excursion dans les 4 quartiers traditionnels aux ambiances de village et à la chaleur humaine toute lisboète.

 La Baixa, cœur de la ville, est un quadrillage de rues et de bâtiments et le plus grand quartier commercial de Lisbonne.

On y trouve la majorité des monuments, comme le Théâtre National de Dona María II, la Praça do Comércio et le Rossio.

Sur la rive du Tage, se dresse le quartier historique de Belém où vous pourrez visiter le célèbre Monastère des Hiéronymites, œuvre phare du style manuélien.

Non loin du monastère se trouve la Tour de Belém.

Architecture

Style manuélin

Il doit son nom à Manuel Ier, le roi qui monta sur le trône en 1495. C''est un architecte d'origine française, Boytac, qui fut à l'origine de ce style.
A l'opposé des lignes rigides de la période gothique, les piliers se tordent en spirale, sur les voûtes apparaissent de grosses nervures en relief. Ce style symbolise la nouvelle richesse du pays, il disparaîtra aussi vite qu'il s'était épanoui, avec la mort du souverain. L'exemple le plus fameux de ce style original est la fenêtre de Diogo de Arruda, dans le couvent du Christ, à Tomar.

Art baroque

Le style baroque prend tout son essor à la fin du XVIIe siècle et au cours du XVIIIe siècle. Les éléments décoratifs se multiplient et l'architecture évolue ensuite vers le rococo. C'est la grande époque de la talha dourada, ces bois dorés qui recouvrent l'intérieur des églises et, en particulier, les retables des autels et les colonnes torses qui les entourent.

Azulejos

Ces carreaux de faïence vernissée furent introduits au Portugal après la prise de Ceuta, au Maroc, en 1415. Leur nom vient de l'arabe al zulaicha, qui veut dire “ petite pierre polie ”. Les premiers azulejos portugais datent de 1584 et sont bleus (azul).

La polychromie fait son apparition et, pour satisfaire la demande croissante, on fait appel aux Hollandais qui imposent momentanément leur technique : carreaux à dessins bleus sur fond blanc (Delft). Au XVIIIe siècle, Oliveira Bernardes crée une école qui rivalise avec les Hollandais... Au XIXe siècle, les fabriques sont ruinées, et on assiste à un certain abandon de cet art jusqu'aux réalisations du grand maître Ferreira das Tabuletas. Il faut attendre le XXe siècle, et le mouvement Art déco, pour voir la céramique murale connaître un renouveau qui se confirme dans les années 1950, grâce à de grands artistes tels que Jorge Barradas. Cet art est toujours vivant, comme l'attestent les stations du métro de Lisbonne.

Musées

Les musées nationaux sont gratuits pour les enfants de moins de 12 ans, les personnes de plus de 65 ans, les enseignants (avec carte professionnelle) et souvent le dimanche jusqu'à 14 h pour tous. La carte internationale d'étudiant offre le demi-tarif dans presque tous les musées, mais il faut le demander. La carte Jeunes permet des réductions souvent plus intéressantes. En général, les musées publics sont fermés le lundi, certains jours fériés et parfois le mardi matin. Internet : www.ipmuseus.pt. Toutes les informations pratiques sur les musées portugais.

Fado

Le fado c'est LA musique du Portugal. Il incarne la mélancolie et la force de la destinée contre la volonté humaine. Ce chant de la saudade célèbre la mélancolie née des différents revers de fortune qu'a connus le Portugal dans son histoire si riche. Rapporté du Brésil par la Cour en exil, ce chant s'est enraciné et transformé dans le quartier de la Mouraria de Lisbonne, l'ancien quartier des Maures, où il a gagné une influence arabo-andalouse. Riche de rencontres multiples, le Portugal a ainsi créé un chant emprunté et mûri.

 
Balade et vie nocturnes
 :

 

L'Alfama, aux rues étroites, a survécu au séisme de Lisbonne.

C'est le berceau du célèbre style musical portugais, le fado, dont on appréciera la nostalgie dans l’un des nombreux cafés-concerts du quartier.

Pour plus de tranquillité, on visitera la cathédrale ainsi que le Castelo de São Jorge. Plein de vie et de couleurs, le Bairro Alto (Quartier Haut) est un lieu de retrouvailles et de sorties nocturnes apprécié des locaux comme des touristes.

Après avoir gouté une les spécialités locales , pataniscas de bacalhau (morue fumée) et autres peixinhos da horta (boulettes frites) dans un restaurant de Belém, vous pourrez rejoindre le bord de mer via un tunnel piéton.

Observez alors l’atypique monument Padrao dos Descobrimentos.

 A ses pieds, une carte du monde en marbre au milieu d’une belle rose des vents…

 

Traits d’union urbains :

 

Si vous souhaitez découvrir la ville sous un angle différent, pourquoi ne pas utiliser les transports fluviaux ?

Le Transtejo, qui unit les deux rives du Tage, est bonne occasion de sortir de la cohorte des rues.

La ville met aussi à votre disposition un ascenseur et funiculaire, car Lisbonne est faite d’entrecroisements et de chemins souvent trop pentus pour permettre la circulation automobile.

 Le funiculaire, qui relie le bas et le haut de la ville, traverse les époques et les générations et fait désormais partie du patrimoine de la capitale.

Tout aussi immanquables : les deux ponts qui relient la ville à l'autre rive.

 Le pont Vasco de Gama est, avec ses 18 km, le plus long d’Europe.

Pour photographier le Ponte 25 de Abril, postez-vous sur le long du Tage, en direction de l’embouchure.

Avant de partir, n’oubliez pas de vous arrêter à l’un des nombreux Miradouros, belvédères qui vous offriront  un panorama inoubliable de la ville.

 

Agenda :

 

En juin, Lisbonne célèbre ses saints patrons, dont Saint Antoine de Padoue.

Les rues s’animent, l’odeur de sardine grillée vous mettra l’eau à la bouche et la musique vous fera danser.

 Places et rues sont décorées avec des arches de fleurs tandis que vin et sangria rafraichissent l'atmosphère.

La nuit de San Antonio, le soir du 13 juin, est l'apogée des festivités.

Des centaines de milliers de personnes se pressent dans les rues et font de ce jour la plus grande fête du Portugal, surpassant les fêtes de réveillon de fin d'année. Chaque quartier rivalise pour gagner le prix de la meilleure chorégraphie.

L’ambiance durera jusqu'au lever du jour.

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Cuisine

Les trois repas sont o pequeno almoço (le petit déjeuner), o almoço (le déjeuner) et o jantar (le dîner).

Quelques spécialités

- Caldo verde : potage de pommes de terre et de chou vert émincé, agrémenté de rondelles de chouriço.
- Canja : consommé de poulet avec ris et abattis.
- Gaspacho a alentejana : soupe froide composée d'ail, d'huile, de vinaigre, tomates, pain dur, origan, poivron vert, concombre.
- Açorda alentejana : pain dur, œufs, huile, ail, coriandre hachée, sel, eau.
- Açorda de marisco : sorte de purée de pain mélangé à de l'ail, de l'huile, des œufs, de la coriandre, des crevettes, des palourdes, des clovisses, des épices.
- Arroz de marisco : sorte de paella, avec crevettes, moules, langoustines, et sans viande.
- Bacalhau : croquettes de morue ; demander bolinhos de bacalhau ou pastéis de bacalhau. Dans les restos, les préparations les plus répandues sont bacalhau cozido (bouilli), assado (rôti), assado na brasa (à la braise), a Bràs (morue, oignons, pommes de terre émincées, œufs brouillés, olives noires, persil), a Gomes de Sà (morue, pommes de terre, oignons, huile, ail, olives noires, lait, œufs durs, cuit au four), etc.
- Caldeirada : sorte de bouillabaisse.
- Amêijoas a Bulhão Pato (Estremadura) : palourdes assaisonnées avec de l'huile, de l'ail, de la coriandre, du sel, du poivre et du citron à la fin.
- Les poissons : grillés (grelhados), rôtis (assados), le choix est considérable. Sur la carte : cherne (mérou), espada (sorte de poisson en forme d'épée), espadarte (espadon), pescada (merlan), linguado (sole), raia (raie), enguias (anguilles d'Aveiro), sans oublier sardinha, mais pas besoin de traduire, n'est-ce pas ? Et puis les lulas (calamars), chocos (encornets), polvo (poulpe)...
- Carne de porco a alentejana : morceaux de filet de porc cuits avec de l'ail, des épices, du saindoux et des palourdes.
- Frango : poulet le plus souvent cuit à la braise.
- Frango na Púcara (Estremadura) : petit poulet mijoté avec jambon, tomates, échalotes, beurre, moutarde, ail, porto, eau-de-vie, vin blanc, épices…
- Feijoada de chocos : haricots rouges cuisinés avec des calamars.
- Feijoada a Trasmontana : haricots blancs, cuisinés avec des morceaux de porc de différentes parties de l'animal, plusieurs sortes de saucisses et épices.
- Cozido a Portuguesa : pot-au-feu portugais.


Ce qu'il faut savoir

Un bon nombre de restaurants proposent sur leur carte en portugais deux tailles de plats : meia-dose (demi-portion, généralement suffisant pour une personne), et dose (portion que l'on peut prendre pour deux).

- Choisir de préférence le plat du jour (prato do dia) : servi rapidement car il est déjà préparé, et aussi probablement plus frais.
- Certaines cartes de restaurant portent la mention refeição completa, ou encore ementa turística, ce qui correspond à une sorte de menu comprenant pour un prix fixe : une soupe, un plat, une boisson et parfois un dessert ou café.
- Attention aux amuse-gueule que l'on vous apporte d'office avant le repas, dont le fromage frais coupé en tranches et les olives, ils sont comptés dans l'addition dès lors que vous les dégustez. Idem pour le pain et le beurre.


Des fromages...

- Queijo da Serra (ou simplement Serra) : fromage de brebis.
- Fromage d'Azeitão : pâte molle, et de nombreux autres fromages de pays.

Et des gâteaux

- Toucinho-do-Céu (lard du ciel) : sucre, amandes, jaunes d'œuf en plus grande quantité que les blancs, farine, beurre, confiture d'une sorte de courge...
- Papos-de-anjo (estomac ou jabot d'ange) de Trás-os-Montes : confiture de fruit, œufs et jaunes supplémentaires, sucre, cannelle.
- Barriga-de-freira (ventre de nonne) : sucre, beurre et toujours beaucoup de jaunes d'œuf.
- Pudim francês ou pudim flan : très proche de notre flan.
- Leite-creme : mêmes ingrédients que pour le flan, mais préparation plus crémeuse.
- Arroz doce : sorte de riz au lait.
- Pastel (éis, au pluriel) de nata : flan crémeux dans une pâte feuilletée, saupoudré de cannelle et de sucre glace.


Boissons

Les différents vins

Citons, entre autres, le vinho verde, très léger, est blanc, rosé ou rouge foncé et pétillant ; le vinho maduro (mûr) : vin sec, mais non pétillant ; le dão : vin rouge ; le moscatel : vin blanc doré et doux (se consomme plutôt en apéritif) ; l'amarguinha : liqueur d'amande amère.

Les bières nationales

Super Bock, Sagres, Cristal et Imperial.

Le porto

Le vin de Porto provient de la vallée du Haut Douro, située dans le nord du Portugal, à une centaine de kilomètres à l'est de la ville de Porto. Là, sur environ 240 000 ha, dont 10 % seulement sont exploités, près de 25 000 viticulteurs cultivent une vingtaine de cépages, rouges et blancs, sur une terre aride et calcinée l'été par le soleil.
Il existe deux grandes familles de porto : le blend est réalisé à partir de vins d'assemblages vieillis en fût, donc non millésimés, et la famille des “ récoltes uniques ” issues des vendanges d'une année.

Le café

Il se boit tout au long de la journée, décliné sous toutes ses formes, avec ou sans lait. La bica, café très serré, est demandée com cheirinho (“ avec un petit parfum ”) pour un accompagnement d'eau-de-vie (aguardente). Pour une tasse un peu plus remplie, demander une bica cheia.
La carioca est un café plus léger.
Le garoto est un crème que l'on demande claro ou escuro (clair ou foncé). Le galão est un café au lait servi dans un grand verre, là aussi plus ou moins clair
.
 
 

 

par ANA95 publié dans : Sorties et Vacances
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